15. juin, 2015

la vie...

... plus que la vie !

 

Le 14 Juin 2015

 

 

    Des amis, relations, m'ont demandé de parler de ma conception de l'existence, de ma perception du tout. Ce n'est pas chose facile, je vais essayer, au moins.

 

    Tout d'abord il me faut dénoncer un fait très important : tout est pensé, régi, conditionné, en fonction de la perception, du regard, de la conception des êtres humains. C'est une très grave erreur. Aujourd'hui, à plusieurs échelles, nous savons que les choses existent au delà de notre conception. Mais généralement, nous nous en tenons aux bons vieux standards : l'Homme est la création la plus évoluée, la plus intelligente ; rien ne saurait l'en détrôner. Eh bien, même en tant qu'homme, je trouve cela très affligeant. Les choses et les êtres existent selon des caractéristiques qui leur sont propres et dont nous n'avons pas vraiment connaissance. Notre ignorance et cette propension idéaliste de l'Homme à se faire le nombril du monde fait de nous des négligents, des irrespectueux, de piètres individus, une navrante espèce.

 

    Qu'en est-il, alors, selon moi ? Tout d'abord il n'y a pas que moi, il y a tous les avis de ceux qui cherchent, qui font fi des postulats habituels. Donc il en est tout autrement, commençons par cela, ce sera déjà très bien.

 

    On sait qu'à l'intérieur de la matière, rien n'est inerte. Même si la matière paraît inerte à l'Homme ! Tout ce microcosme fébrile—si ! Il l'est—s'agite en permanence dès lors que la température le permet (au dessus de – 272 ° Celsius) . Il n'est pas notoire que cette agitation est en soi une forme de vie. Pour moi : SI !

    C'est même cette agitation qui fait paraître le Vivant vivant. Pourquoi ne nous le fait-il pas paraître en toute chose inanimée. La réponse est simple : il fallait se poser la question et vérifier cet état de fait. Mais comme nous nous sommes érigés en maître du monde, c'est une conception qu'on n'est pas près d'avoir.

    Le fourmillement, donc, à l'intérieur de la matière (et là je précise une fois pour toute que pour moi elle est vivante et donc à considérer comme telle quand on me lit) est l'essence même de la vie. La plus infime particule bouge, dans l'absolu, elle est donc animée d'une vie. Je sais, la conception n'est pas facile à adopter, comme ça, de prime abord.

    Dès lors, il se passe dans la matière des choses qui sont d'une grande importance, pour elle, pour l'ensemble de ce qui est—n'en déplaise à l'Homme imbu de sa personne—et donc pour nous. Apprenons à l'apprendre. Ce n'est pas chose aisée, je le sais bien, et cela pousse, malheureusement, à l'irrespect du vivant (selon la conception humaine, cela dit une fois pour toute) c'est bien là tout notre problème. Si l'on pensait qu'on est en train de foutre un coup de pied dans le cul d'un caillou chaque fois que l'ont botte pour l'envoyer ailleurs et que l'on éprouvait un peu de cette sensation, on arrêterait de shooter en tous sens.

 

    Une fois bien appréciée cette notion, il devient des plus aisé de comprendre, d'admettre tout simplement, que la vie s'organise, réagit, en toute chose. Le postulat admis, on ne regarde plus les « êtres » de la même manière. On s'inspire d'un grand respect pour tout et (passé, nonobstant, l'éducation judéo-chrétienne, et même celle antérieure) on accorde une envergure beaucoup plus grande à toute chose, toute la matière. Non ! Je ne veux pas que vous vous perdiez en conjectures, faites comme moi, admettez le un bonne fois pour toute. De plus, ouvrez vous au respect, cela ne nuira à personne ! Vous me trouvez quelque peu docte ? Parce que selon vous n'ont le droit, c'est dans leur fonction, ne le sont pas tous ceux qui sont là, que nous avons croisés, qui nous enseignent, ou l'ont fait, quelque chose ? Bien sûr, c'était dans l'ordre des choses : toute personne nantie d'une capacité à professer ne peut être mise en doute, ne peut se voir affligée d'une telle impression. Mais pour enseigner, il suffit de savoir, de s'intéresser aux choses et d'avoir envie d'en parler. Nul n'a la science infuse, donc ne sont pas plus doctes ceux qui émettent des hypothèses que ceux qui les reprennent à leur compte pour les faire admettre aux autres.

 

   À ce point de mon exposé, j'espère que vous me « suivez », sinon reprenez depuis le début, ce n'est pas grave, je suis là pour en parler, prenons tout notre temps. Il n'y a pas urgence : on a bien dépensé des lustres à répandre n'importe quoi ou presque—si, si ! Vous n'imaginez pas tout ce que l'on a pu enseigner, presque la main sur le cœur et l'autre sur les tables de la loi, quelle qu'elle soit—nous pouvons donc nous arrêter en chemin dès lors que vous en éprouvez le besoin.

 

    La vie, donc, dans certaines de ses expressions nous échappe mais cela ne veut pas dire qu'elle n'interfère pas dans les relations des choses entre elles et que cela ne changera pas la face du monde si nous le percevions.

    Je regarde très souvent les êtres dans leur relation au « monde », dans leur comportement à l'égard des choses ou êtres, et je m'interroge très facilement sur la capacité que certains ont, la facilité—déconcertante—à maîtriser l'état de ce qui les entoure et à interagir avec. J'admire ! C'est merveilleux. Et tout cela de m'inciter à être plus attentif encore, à apprendre tout ce qui n'est pas moi ou mes semblables et même à me regarder sous un autre jour. C'est d'un enrichissement profond. Bref ! Un bienfait.

 

    Imaginez avec moi la grandeur du « monde » dans toutes ses expressions. Apprenez à offrir votre respect comme vous le faites à l'égard de certaines personnes. Vous assimilerez beaucoup, vous vous emplirez d'un grand pouvoir d’absorption de ce qui est.

    C'est ainsi que j'aime ce qui est et je m'émerveille. La vie est d'une beauté... !