7. oct., 2015

Il me manque un ami !

 

Le 7 Octobre 2015

 

 

 

Il me manque un ami !

 

 

 

Tout au long de ma vie, j'ai rencontré des gens extraordinaires et m'en suis souvent fait de très agréables relations quand ce ne fut pas des amis. Certains sont là depuis toujours ou presque, devenus des frères et de sœurs pour un petit nombre et leur accompagnement—j'espère qu'il en est de même pour eux—est essentiel à ma vie, à mon cœur.

 

 

 

Mais comme chaque personne a son domaine de prédilection, mes amis ont chacun ce petit quelque chose qui est particulier, qui répond à certaines de mes « attentes ». Je leur en espère autant de ma part. Et il nous arrive, avec certains du moins, d'aborder des domaines très larges telle la philosophie parfois, des discussions très existentialistes. Ils me sont très chers, je n'en changerai pour rien au monde.

 

Seulement il m'en manque un, ami. Il me manque celui, ou celle, avec qui j'aborderais avec profondeur d'esprit des dimensions spirituelles dans nos discussions. Il n'est pas là, il n'existe pas encore peut-être, ou n'ai-je pas su le déceler.

 

À moins qu'à tout un chacun il faille savoir se concerter seul sur ce sujet très profond, intime au plus haut point. Eh ! Bien sûr, tous mes amis sont capables d'aborder ce thème avec moi, mon épouse en premier, mais aucun ne vient aussi loin que je le souhaiterai dans nos discussions.

 

 

 

Je me sens orphelin (et c'est bien le mot!) de ce point de vue là. C'est vrai, j'avais un ami qui avait cette particularité : c'était mon père. Oh ! Nous n'avions pas toujours toute latitude pour en discuter, mais nous savions le faire lorsque l'un de nous deux en éprouvait le besoin. Je ne retrouverai jamais mon père, ni un père, en quelque sorte. Je le sais et j'en ai, du moins pour part, pris mon parti. Mais reste ce grand vide, l'absence de cet ami, pour cette dimension particulière. Je l'ai dit, il existe peut-être et je ne sais pas l'identifier. Ce doit être dû à l'importance que revêtait celui que j'avais, mon compagnon de route comme je dis souvent.

 

 

 

Alors s'il existe, je veux me faire excuser de ne pas savoir le déceler. Qu'il accepte ici mes excuses et sache se dévoiler, m'obliger à le voir sous cet authentique jour. Car il me manque vraiment.

 

 

 

Ma vie en cette absence ressemble parfois à un grand trou noir... où je n'ai pas envie d'être aspiré.