2. mars, 2016

l'égalité des sexes

Le 2 Mars 2016

 

             L’égalité des sexes

       C’est une vieille couleuvre que cette notion. On la trouve dans toutes les pierrailles et taillis de la société, mieux, de la civilisation.

       On peut se poser la question de sa pertinence, de sa réalité ou inexistence au travers des âges, selon les sociétés. Il faut bien avouer que l’image qu’on en a est qu’elle n’existe pas. Je pense, au-delà de toute analyse, qu’il faille considérer qu’elle n’a pas lieu d’être. Sa nécessité est une invention de la conscience humaine qui vise dans l’absolu à tout normaliser.

       Dans l’esprit humain, il faut se vêtir dans la vie, habiter un logement décent et suffisamment confortable, que sais-je encore ? Je pense moi qu’il serait bon d’observer la société humaine tel que pourrait le faire une autre espèce. Et de ce point de vue, à leur échelle de vie, les animaux se préoccupent peu de l’égalité ou de la non prépondérance des sexes dans leur milieu de vie. Ils doivent nous trouver bien inopportuns, incongrus dans notre façon de concevoir les choses. Nous cherchons trop la petite bête !

       L’égalité des sexes est un concept aussi inepte que celle des races (et n’oublions pas qu’aucune race humaine n’existe, les caractères génétiques des individus n’étant jamais assez constants dans un groupe pour être évalués à l’état de race), qu’elle ne trouve de fondement de réalité que dans l’esprit tortueux et torturé de l’homme. L’individu mâle remplit sa fonction dans toutes les sociétés, de toutes espèces, et l’individu femelle de même, à un autre niveau, là aussi selon les spécificités de l’espèce.

       Si l’on regarde les espèces d’insectes vivant en colonie, le mâle ne semble, aux yeux de l’homme, tenir qu’un rôle subalterne de fécondateur. Mais je pense que l’on est loin d’avoir compris leur rôle exact, les ouvrières (remarquez qu’on ne dit pas ouvriers alors qu’ils n’ont aucun rôle reproducteur) ne semblant que les nourrir, en petit nombre, un peu comme nous humains nous pratiquons la conservation de survie de certaines espèces.

       A d’autres niveaux de vie de société, l’homme accorde au mâle un rôle d’importance, quelque peu princier d’ailleurs, et dont l’essentiel de la tâche est de maintenir un ordre dans la dimension dominante de certains individus en regard de la vie des autres. Ici, aussi, on prête parfois une fonction guerrière (mais c’est toujours selon l’évaluation humaine) alors que l’individu tient une place qu’il ne cherche que très rarement à modifier, voit-on aussi sa vie devenir celle de vieux solitaire, sorte d’ermite dont on ne comprend guère la fonction.

 

       Ai-je été assez clair ? l’égalité est une vue de l’esprit humain et ne trouve de raison d’être, de fonctionnalité que dans les circonvolutions inadaptées à la réalité de sa conscience. J’ai personnellement arrêté de courir ou de justifier l’égalité, et encore moins celle des sexes, m’importe plus de savoir, définir quel est le rôle exact, non inepte, de l’individu au sein de ses semblables. Cela me paraît de loin beaucoup plus judicieux, important.

 

       Alors quérir, ou tenter de le faire, les marques d’une égalité en notre sein me paraît, après mûre réflexion, une démarche totalement inepte, frôlant l’hérésie en regard de la recherche d’une sagesse.