4. juin, 2016

demain ?

Les 3 et 4 Juin 2016

 

            De l’économie raisonnable

      Depuis quelques temps mon esprit est assez obnubilé par la situation économique et sociale actuelle, à ce point que je n’en arrivais plus à écrire, créer de l’écriture, de la fiction. C’est une litote de dire que le monde va mal. Il faut parvenir à mettre un coup d’arrêt à cette évolution catastrophique.

 

      Il ne s’agit pas ici de fonder les bases d’un revirement de situation. Ma démarche ne peut être de refonder le monde. Je veux seulement écrire ce qui me paraît être, au niveau de chacun, faisable pour influer sur la dérive. Rien ne sera effectif, efficient, d’emblée. Une courbe ne s’infléchit pas d’un coup de baguette. Elle se détourne en s’orientant au fur et à mesure de son avancée, point par point.

      Si les mouvements sociaux sont la juste représentation du malaise et de la colère de tout un chacun ou presque, il ne faut pas perdre de vue qu’ils ne résoudront en cas de victoire que des oppositions ponctuelles, des situations précises à un moment donné. Agir c’est cela bien sûr mais c’est aussi autre chose. Personnellement, je crois plus en des mouvements de zèle qu’en ceux d’arrêt du travail. Cela démontre mieux la complexité et la stérilité du système. Il faut du temps pour travailler et pour vivre et non du productivisme au sens où l’entendent les détenteurs de l’économie actuelle. L’argent aujourd’hui ne vaut plus rien. La multiplication des tentatives d’essor des économies parallèles le démontrent bien, même si elles s’avèrent des virgules dans l’existence trop souvent encore. J’y crois cependant, elles sont les bases d’une reconstruction d’économie saine. Si tant est qu’elles ne soient pas détournées dans le temps de leur but premier : sortir du système actuel.

      Il ne faut pas perdre de vue que chaque entreprise individuelle est la base de l’existence de l’individu. Il choisit son mode de vie. Même si l’on sait bien que bons nombres ne font que reproduire ce qu’on leur a appris, ce qui a été les fondements de leur éducation. Et c’est bien là que je veux en venir. Notre évolution, et à terme celle de la société, ne dépend que de l’entreprise de chacun en faisant pencher la balance par le sortir des schémas qui nous ont plongé dans le marasme. Toute recherche identitaire vaut  d’être menée à son terme. Sans elle, le monde n’est voué qu’à être constitué d’une société de moutons. Peu importe que certains veuillent continuer à vivre selon les standards actuels si c’est vraiment de leur volonté. L’important est que le nombre ne fasse plus foi et ne donnent plus droit à ce qui « doit être ».

      On observe bien que les individus aspirent à ce que changent les modes de vie sociale. Mais ils ne se montrent que peu désireux de sortir des modes  de vie économique. C’est qu’on ne leur a rien montré de différent à vivre.

 

      Vivre est avant tout une prise de conscience. Et c’est cette prise de conscience que doivent mettre en avant les systèmes éducatifs. Je dis bien « les systèmes » car il serait déraisonnable de penser qu’un seul prévaut sur les autres. Reste à savoir, à force de vivre, lequel serait le meilleur pour l’individu. Il n’est que de vivre pour le découvrir et à chacun de faire la démarche, l’effort de choisir le sien. Il faut pour cela envisager une culture de l’ouverture d’esprit. Voilà la seule vraie tendance acceptable, le modèle d’existence à instaurer. Je comprends tout à fait qu’il soit très difficile à envisager et plus encore de parvenir à l’instaurer. C’est qu’aujourd’hui prévaut la force du pouvoir quand devrait être mise en avant celle du choix.

 

      Depuis des lustres s’imposent à l’homme les raisons de la puissance et du pouvoir. Il n’a eu de cesse de les essayer toutes, d’appliquer et de suivre des modèles émergeant d’on ne sait où mais qui se sont imposés à lui.

      Force est de constater qu’il faille en sortir. Vivre c’est autre chose.