BON JOUR !

 

le site de

Etienne Renaudon

Vous entrez dans l'univers de Tienou...

Artiste écrivain


Ne soyez pas surpris !

A défaut d'être un terrestre extra, j'ai choisi l'option

Extraterrestre

 je vous souhaite une bonne balade Rougis

 

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mes mains attendent...

 

Écrire est une chose. Divulguer une parution, un écrit en est une autre.

Depuis deux ans que je suis publié (deux ouvrages par deux éditeurs différents), je passe plus de temps à parcourir les lieux où mes livres pourront se vendre et à me faire connaître plutôt que de consacrer mon temps à écrire. Je prends conscience aujourd'hui que cela ne peut pas fonctionner, que je ne peux parvenir à écrire en n'ayant à l'esprit que la divulgation de mes écrits.

Sans être un auteur professionnel—je veux garder de ma disponibilité pour mes autres passions et pour les miens—j'ai envie, besoin d'avoir l'esprit libre. On ne fomente pas des histoires, on ne cueille pas des morceaux de vie si l'on est accaparé ailleurs.

 

Lorsque j'étais plus jeune (même de dix ou vingt ans) et je m'adonnais à l'écriture, j'envisageais qu'un jour rien ne viendrait plus me déranger que les travers de mon esprit. Il est assez turbulent comme ça, tout seul, pour ne pas avoir à subir en plus des obligations, des distractions de ses objectifs.

 

Vous qui passez par ici, j'espère que vous me comprenez. Et s'il se fait que vous exercez cette noble fonction qui consiste à colporter les faits des autres, je vous demande de me contacter pour que nous en parlions, si tant est que vous soyez intéressés par ce que j'écris, par la valse de mes mots.

 

Je vous en serait très reconnaissant.

Merci

  • Venez voir !

    Ces images et photos sont mes coups de cœur, les étincelles dans mon regard.

  • Vos mots, vos sourires...

    Laissez-moi un message, et dites-moi ce que vous pensez de mon site Internet. Si vous avez des conseils et suggestions, ils et elles sont les bienvenu(e)s.

  • Textes

    Et voici les arabesques de mon esprit, les vapeurs de mon âme.

  • Les chemins des autres

    Vous savez, je me pense éclectique et ne suis pas de ceux qui gardent les leurs objets au devant de la vitrine. Je vous invite à découvrir... ou retrouver.

  • historiquement, j'ai été jeune et puis ça m'a passé...

    Ici j'ai 20 ans, je m'occupe de chèvres avec mon père. Mais il y a tout le reste, avant un peu, après j'espère pour longtemps ;-)

  • mes œuvres picturales

    J'ai peint à ce jour plus de deux cents tableaux. J'ai commencé en 1981. Cela me prend par période. Une image se forme à mon esprit: il faut que je la transcrive (huiles, aquarelles, dessins...)

  • Musique Maestro !

    Où chercher des liens musicaux pour accompagner vos lectures et balades au delà de la première page

  • Roses

    Le spectre de mes passions... Ou comment me connaître un peu plus profondément...

  • Le Monde

    quelques réflexions sur les "affaires" du monde. En fait, mes mots à l'endroit de ce que je trouve extraordinaire, au sens ordinaire, premier, du terme

écrit le 04 Août 2007

 

Je n'aime pas, il est vrai, tenir trop comme un étendard mes sentiments.
Là, c'est différent: je vous emmène comme souvent en balade, en autre lieu, en autre temps.
Je me suis laissé caresser, pas plus tard qu'avant hier, par une main que j'ai toujours aimé. Elle m'attendait comme offerte en un lieu où je n'aurais su l'espérer. Il faut croire que sans le savoir j'allais à sa redécouverte. Depuis quelques jours j'étais de ce point de vue désoeuvré, mal à l'aise. Je rôdais, j'espérais; rien ne venait vers moi que l'inaction. Rien de tendre, nulle envolée délicieuse pour me contenter. Il s'en serait fallu de peu que mes sens dépérissent.
En ai-je imaginé des mains qui me ravissent!
Vous avez je pense, vous aussi connu cela: quand effleuré, caressé d'un souffle, de tendre beauté, les frissons commencent de vous parcourir. Quand les images, sensuelles au possible, vous envahissent. Quand tout en vous se tend vers un plaisir immense, une allégorie de ce qu'on peut au mieux percevoir.
Et cette main qui repose, là devant mes yeux, en attente.
Je la pris donc.... en parcourus rapidement les lignes, belles, il ne pouvait en être autrement. Un juste aperçu de ce que je lui connaissais, mais plus mûre, plus avertie, si experte que je ne pouvais même me douter à quel point.
Alors, l'emmenant avec moi, j'ai sagement attendu la nuit pour me la laisser dévoiler. Je voulais du calme et ce qu'il faut de bien être par avance pour m'y livrer. Alangui, posément installé sur mon canapé, je la pris sur moi, en mes miennes mains d'abord, puis sur mon ventre nu déposée. Et je lui laissai faire son œuvre.
Tout entier par elle je me suis laissé habiter. Je suivais de sens autant qu'en pensée les chemins qu'elle m'invitait à parcourir. Jamais, je crois je ne fus plus docile, nulle part sous l'emprise de ses semblables je ne m'étais ainsi laissé emporter. Voyez même: par instant j'ai du interrompre son avancée. Je ne pouvais supporter ce qu'en moi elle ourdissait. J'avais besoin de chaque instant goûter, me remplir. Elle allait trop vite. Mes sens en étaient comme électrisés.
Est-il besoin de dire qu'une partie de la nuit nous fûmes, elle et moi occupés?
Je m'endormis enfin, elle posée à mes côtés. Je n'avais pas pris conscience de l'avoir abandonné. Elle ne me parut pas au matin offusquée, non. Je pus d'ailleurs m'en ressaisir et passer avec elle, par elle, un si délicieux autre moment.
J'en avais besoin car de m'être sous la nuit évanoui, au réveil, j'ai cru que j'avais rêvé. Mais point du tout: rien n'avait changé, elle se montra de nouveau si belle, toute en volupté.
Vous remarquez là, que si de sens j'ai parlé, rien encore je n'ai dévoilé de ce qu'elle put être: j'avais parlé de sentiments et n'en ai point là décrits.
Mon, mes sentiments! Ils sont à leur comble, fait de joie, de profondeur et partagés. Je garde cette main maintenant et sûrement pour longtemps près de moi. je ne veux plus l'abandonner. Elle m'est ce que de plus riche j'ai rencontré. Elle fait briller mes yeux rien que d'y penser. Vous le voyez, je ne taris pas d'éloge, ne peux que l'encenser. Chaque jour je veux m'enivrer de ses chemins, recueillir ses sucs, presque l'adorer.
Je l'aime. Vraiment. Je l'ai délaissée? Et bien tant pis pour moi, j'en ai été privé. Je me rends bien compte maintenant. Appréciez, donc, combien j'en suis énamouré. Moi si volage dit-on, je ne peux que lui rester fidèle, chaque jour ou presque la retrouver.
Mais vous me connaissez, je crois maintenant, un peu au moins: je ne pourrais m'empêcher de la partager. Alors je vous l'offre.
Elle a résidé en un mas en lointaine Provence (mais peut-être pas lointaine pour vous donc). On y garde toute la patience en un musée: là où toute sa vie elle s'est livrée.
Mais "il suffit !" me lâchez-vous exaspéré. "A qui est-elle donc cette main si adulée?"
Vous la découvrirez par Manosque, sur le flanc d'un val aux bords arrondis, au soleil offert, tout d'oliviers jonché. Tenez j'en appelle son bras, son maître, oui son Maître!
--Jean? Venez par ici que je vous montre à ces amis, venez comme de moi vous le fîtes les émerveiller.
Je vous confie à son oeuvre, cette oeuvre qui me rend si plein fou d'amour.
Je vous présente, Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs: MONSIEUR JEAN GIONO
si si! vous verrez.....

Ma première sculpture (décembre 1994) en terre noire patinée au cirage

  Une petite semaine que ce site est créé (le 13 Février 2014) et je vous ai donné déjà un peu à vous promener. Enfin je l'espère du moins.

   Mais ce site est là avant tout pour me faire connaître au hasard de vos passages. Tienou est mon surnom, celui que me donnent mes amis, qui est devenu depuis une douzaine d'années comme une marque de "fabrique". Il y a Etienne RENAUDON, l'homme d'un peu plus de 56 ans aujourd'hui (17/02/2014). Etienne écrit depuis plus de quarante ans. Il peint depuis l'âge de 24 ans, a toujours plus ou moins dessiné. Il s'essaie à l'aquarelle depuis 1992 environ et à la sculpture, vous l'avez vu, depuis 1994--encore que ce soit la moins fournie de ses pratiques, une petite dizaine de sculptures qui n'ont pas toutes survécu. Il y a la photo au travers des divers âges, mais ce sont des saisies d'instants pour être transposées ailleurs, plus tard, sans véritable dimension artistique.

   Plus de mille poèmes écrits! Mais tous n'ont pas mérite ou intérêt à être soumis aux regards. J'ai essayé d'écrire mon premier roman à 17 ans. Il est tombé entre des mains et sous des yeux qui se sont montrés très durs. C'est pourquoi il a fallu attendre environ mes trente ans pour qu'un vrai roman soit accompli. il est en cours de travail aujourd'hui, saisi à partir d'une mauvaise écriture manuscrite restée un peu dans l'oubli. "L'Urbi", roman d'anticipation, paraîtra je l'espère un jour. Puis ce fut le tour de "La porte s'ouvre" le prochain donc, j'espère, en édition. le troisième est "Miou" , premier d'une série de sept opus ("Les sept vies du chat" qui est un cheminement dans l'évolution de la conscience de l'être) plusieurs romans de la série sont en cours d'écriture.

   Les autres écrits sont plus des oeuvres de Tienou. A quelques essais et réflexions près, ce sont des parcours de la pensée qui se sont imposés à partir d'une quarantaine d'année, un peu plus. "Vers qui tendre est le premier". C'est une résilience qui commence telle une plainte, un besoin de dénonciation d'un mal être mais qui se mue rapidement en une tirade d'espoir et l'essor aidant la façon d'aider à offrir un autre regard sur la vie que le constat des ennuis. "Vers qui tendre" se veut au final un espoir à donner, le témoignage d'une sorte de renaissance. Car Tienou est l'être qui souffre, qui éprouve, qui ressent, alors qu'Etienne est l'homme raisonnable, probe et pondéré.

   Il y a un intermède: "Toi, mon Père". C'est le cri d'un homme avant que l'inéluctable s'isncrive dans le marbre d'une pierre dressée en témoignage mais non à l'image de celui qu'elle honnore. "Toi, mon Père" est bien plus un hommage... et le début d'un long discours qui est devenu un monologue suite au décès de celui qui y est loué (26/11/2012).

   Depuis peu naissent quelques courtes nouvelles. Certaines vont être vouées je pense à s'étoffer en récits, romans plus conséquents.

 

   Ma vie, c'est le combat entre Etienne et Tienou. Un être trop sage--et maladroit--et un farfadet facécieux qui n'a d'autre raison que celle de croquer la vie, l'écrire, la montrer sous son jour essentiellement empreint de possibles quand l'autre est contrite dans les carcans qu'ourdissent les sociétés contre la nature des hommes. Car tout peut se resummer à cela: en chacun de nous il y a Monsieur untel et Docteur truc, ou l'inverse. Ma vie n'est pas différente de celle des autres. Elle s'exprime seulement un peu différemment, c'est tout. Comme je l'ai dit, plus extraterrestre que terrien extra.

Parfois...

 

...Il est des matins où l'on ne sait plus vivre. Quoique l'on fasse, que l'on entreprenne, rien ne dépasse cette distance entre soi et soi.

Ce matin, je ne vois pas plus loin que le bout de mon nez. Ce matin, je ne pense pas plus haut, plus avant que la pointe de mes cheveux (rasés). Ce matin est un grand vide où je ne décèle rien à espérer.

 

Excusez cette incartade bien sombre. Mais il est au créateur cette chose incontournable: il faut faire le plein de tout pour oser, parvenir à remplir l'espace par ses mots et il est besoin aussi du néant, la page blanche, pour divulguer ce que le cœur, l'âme lui souffle. Et ce matin, rien ne me souffle rien. Mon souffle est éteint...

Et puis un jour...

aquarelle: baie de Douarnenez (août 2011)

...il se passe un micro évènement, une petite chose que l'on remarque à peine...

   la plume--enfin je dis la plume... ce sont les doigts qui se mettent à courir sur le clavier--se glisse entre mes doigts et frétille doucement sous la vague et le vent de mes pensées. Les mots viennent et s'entrechoquent ou glissent les uns contre les autres comme les lames douces de la mer qui étale sa marée sur le sable gominé, imprégné d'une forme de tendresse qui m'appelle sans relâche: "tiens, dis leur que la fleur déplie ses pétales échevelés, frisant de trop de rosée..." ou bien "tu sais, le ruisseau qui musarde sur la grise glaise entre les galimatias des cailloux déposés là par ses mains quand elles étaient plus vélloces..." ou alors"que sais-je, peut-être bien qu'elle t'aime après tout mais que son coeur ne sait pas lui monter jusqu'aux lèvres, jusqu'aux yeux, descendre jusqu'au bout de ses doigts pour te l'annoncer..."

   Et dans ses murmures vient jouer le vent qui emporte des échardes d'alques fines qui viennent se tortiller entre mes doigts de pieds, des bulles d'écumes qui montent à mes mots comme des notes salées...

   Oui, un jour, il y a comme ça l'eau qui coule de moi sans que je n'ai rien décidé, rien tenté, juste une envie qui s'ourdit au tissage des premiers rayons du matin pour vous dessiner le jacquard de mes pensées.

saurai-je jamais...

sur la liberté de la presse: "défense d'afficher..."

 ...vous dire le besoin que j'ai d'écrire.

 

Avez-vous déjà eu soif, de ces soifs insatiables ? Avez-vous déjà eu faim, cette crampe au ventre qui vous plie en deux... jusqu'à parfois ne rien pouvoir avaler ?

Écrire pour moi c'est cela!

J'ai choisi ces mots là plus que ceux de l'envie de vomir. C'est pourtant ainsi que les mots sortent: des tripes! Ils jaillissent de moi impérieux et tyranniques. Et s'il arrive parfois que je n'ai que des hoquets, c'est que mon esprit se censure, que mes doigts se liquéfient.

On ne se refait pas dit-on, c'est bien possible. Je pourrais, comme Férré, créer des mots nouveaux; je n'en ai cure. Au contact des idées qui m'assaillent parfois une lumière survient qui me dicte combien je puis blesser quand je voudrais absoudre. Le monde n'est pas fait pour certains mots, certaines phrases, certaines tournures. Les gens ne peuvent les entendre, les dire, les lire à voix haute pour se les approprier.

Alors je m'enferme dans les mots des autres. Mais plus les mots, le temps passe et moins je n'en trouve pour me rassurer. La fibre qui m'anime ne me permet plus de concession. Je ne peux plus que faire des éclats contre les murs, graffitir ce que d'autres pensent insanités. « il est interdit d'afficher; loi du 29 Juillet 1881 ». Eh bien il est tout aussi interdit d'écrire sur les murs! A moins peut-être d'avoir le sien. Ce que d'aucun ne se privent. Mais les mots des autres ne me rassasient plus guère, à de rares expression près. Il me faut donc écrire, encore écrire, pour trouver les mots qu'il faut, me faut.

Et j'éructe parfois, comme ici de bien trop banales choses; S'il vous plait, laissez moi au moins le droit d'en juger!